Arts - Gustave COURBET ou le big-bang sexuel


Adam et Eve - Dürer
Sommes nous loin du jardin d’Eden et des fruits de l’arbre de la connaissance où inconscients de notre nudité, les gnostiques nous cachaient les savoirs et la vérité ?
L'art des paraboles ou du virtuel ?

Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?
Et si toutes les réponses, la quintessence du savoir, voir Dieu, se trouvaient sous une feuille...




Ecole Fontainebleau
Mais l'art, pour essaimer cette vérité dans notre univers, doit attiser notre curiosité pour nous sortir de nos péchés d'acédie. Il doit nous provoquer pour que nos sens soient révélés. Dans l'oeuvre ci-jointe, le pincement du sein symbolise la grossesse... à minima de la renaissance,... aujourd'hui du SM ou du piercing.




Fornarina - Raphaël
Certains créateurs ont l’art de communiquer leurs émotions ou, par leur sensibilité, de nous faire toucher du doigt ou des yeux l’indicible vérité.
La sexualité est le creuset du vivant, le sein nourrie les hommes et ces sentiments nous gouvernent tous. Et si Dieu était une femme ?

Au nom de Gaïa, d'Eros et de la matrice universelle, Amen.
L'accouchement du monde, de notre univers, le big-bang ne serait qu'un ... flatus vaginalis.



David - Michel Ange
L’homosexualité de Michel-Ange ou de Léonard De Vinci ne fait débat que de nos jours. En des temps où l'église fut moins tolérante, ce qui était caché, servait de fontaine dans les jardins.
Le rayonnement du message de dieu importait plus que l'exhibitionnisme de l'art ou que la sexualité du créateur.
Cependant le David restait le fruit d'une volonté cléricale où l'alpha et l'oméga devait resté masculin... non ostentatoire en y regardant de plus près.


 
La baigneuse endormie - PA Renoir
A partir de la renaissance, les puissants ont montré beaucoup de bienveillance pour les créateurs de nudité et se sont souvent affichés dans leur plus simple appareil ou dans leur propre penchant.
Cet art était devenu narcissique, égocentrique et un prolongement virtuel du plaisir sexuel. Les magazines People et Playboy ont amélioré le concept depuis.




L'origine du monde - Gustave Courbet
Heureusement Gustave Courbet a relancé l'idée d'un féminin originel. Mais cette provocation artistique, voir trop intellectuelle, a eu pour effet, de s'attirer la censure morale renvoyant l'oeuvre dans l'art pornographique. Le réalisme n'est pas obscène mais le sentiment d'une intimité violée peut encore choquer.
Mais, la fonction de l'art n'est-elle pas de susciter des émotions, de transcender la réalité, de nous révéler, de défouler nos désirs, d'exprimer librement une pensée, de témoigner, de soulever des reflexions, ... d'être une fenêtre sur le monde pour satisfaire notre voyeurisme.



Rêve de Venus - M Korman S Dali Gala
Le sexe de la femme n'est pas qu'un objet de plaisirs, souvent marchandable, ou le graal conduisant à l'immortalité à travers une descendance, ou une appropriation matérielle du corps imposant un accès réservé. La fidélité n'est-elle pas un néo esclavagisme contre nature ?
L'homme devra encore labourrer ses terres artistiques et s'affranchir de ces influences religieuses et morales imposant une pudeur à sa représentation.




L'origine du monde ou bibang est bien feminin car il enfante des galaxies et des planètes artistiques fertilisant nos civilisations et influencant notre rapport aux autres. Aimer la vie nécessite d'aimer le sexe.
Malgré les efforts de nos élites et artistes, il faudra cependant encore du temps pour que disparaisse toute trace de fourrure, de peinture rupestre, d'hypocrisie picturale, et qu'apparaisse une société libérée de ses tabous.
Si le corps est beau et désirable, le sexe demeure l'énergie créative et ne doit plus être source de frustrations mais d'épanouissement.